• A propos de Gospel River...

Le Gospel River a été crée afin de transmettre l’inspiration et la puissance unique de la musique negro-spiritual. Sous la direction artistique d’Emmanuel Bayigbetek, et accompagnées d’un pianiste et d’un saxophoniste, les 15 voix du chœur se dédient au partage de l’Amour et de la Foi à travers le monde. La subtile alliance de chants traditionnels et de gospel contemporain séduit le public grâce à un répertoire entrainant et plein de ferveur, démontrant ainsi avec naturel que le Gospel n’est pas une expression artistique cantonnée au seul territoire Nord-Américain.

Chœur cosmopolite (Afrique, Antilles, Etats-Unis…), le Gospel River vous mène « Down by the riverside » pour chanter et danser avec eux lors d’un voyage musical à ne pas manquer. L’âme vibrante du Gospel coule à flot à chacune de leurs prestations, desquelles on ressort comblé et emplis de joie.

Le Choeur
 

• A propos d’Emmanuel Bayigbetek...

D’origine camerounaise, Emmanuel Bayigbetek, dit « Bao », est né dans le gospel au sein des églises protestantes de son pays d’où il a puisé son éducation musicale autodidacte bien avant de se former au Blues, au Jazz, et de s’imprégner de musique traditionnelle. Distingué par ses pairs à 13 ans à peine, à l’orgue ou aux percussions, il se voit confié la direction du chœur de l’office dominical. Il formera ensuite différent chœurs de gospel au Cameroun, qu’il accompagnera au clavier ou à la guitare, et qui séduiront un large public, avant de venir offrir son inspiration en terre occidentale.
Sa voix de basse profonde et ses qualités de musicien lui vaudront de se faire rapidement une réputation au sein du milieu Gospel parisien.

Chaque classique du Gospel et du Negro-Spiritual est revisité par ses talents d’arrangeur, mêlant ses racines africaines et sa passion pour le Jazz. Profondément humaniste et croyant, il prêche à sa manière l’Evangile au travers de son engagement au sein de Gospel River.

Emmanuel Bayigbetek
 

• A propos du Gospel...

La musique negro spiritual puise ses origines dans l’histoire de la déportation et l’esclavage de plus d’une dizaine de milliers d’africains vers le vieux continent. Hommes et femmes d’ethnies différentes - déjà marquées par de lourds conflits - sont arrachés à l’Afrique occidentale et aliénés à des travaux pénibles et éprouvants sous l’empire de propriétaires terriens, notamment dans les exploitations cotonnières. C’est d’abord l’interdiction de parler qui amène les esclaves noirs à se solidariser grâce aux Work Songs (chants de travail), chants non-élaborés composés de phrases courtes et cinglantes, sans accompagnements. Les « shouts » ainsi utilisés alimentent leur Foi et leur dialogue avec les forces spirituelles, quelque soient les croyances d’origines.

Au XVIIe siècle, l’évangélisation des esclaves crée des divergences d’opinion. Au principe selon lequel elle pourrait insuffler la paix, s’oppose celui qui réfute l’égalité parmi les hommes et au regard de Dieu. Cependant, l’homogénéisation des dialectes au travers de l’apprentissage de l’anglais va distiller concrètement le vocabulaire religieux et progressivement orienter les références spirituelles vers la Bible.

L’accompagnement instrumental s’établira de manière graduelle et clandestine avec l’apparition de rythmes et de percussions, dans un premier temps grâce aux outils, et dans un second temps avec des instruments de plus en plus élaborés.

Les premiers chants noirs spirituels s’articulent autour de l’interprétation des Saintes Ecritures avant de développer des parallèles avec d’autres peuples opprimés, tels que les Hébreux. Les thématiques récurrentes tournent autour d’Adam et Eve, de Noé, de l’Exode, et des louanges au Christ. Ces chants sont avant tout un mélange entre des chants traditionnels africains, et des mélodies liturgiques européennes.

Vers 1770, l’apparition des premières églises noires indépendantes vont contribuer à la conversion des esclaves et à l’éclosion du negro spiritual. L’occidentalisation de cette musique au travers des décennies qui suivront va progressivement laisser place au Gospel.

Le terme « Gospel » est une contraction des mots « God » (Dieu) et « Spell » (Parole), soit littéralement « Parole de Dieu ». Il trouve sa source dans les hymnes traditionnels et les mutations engendrées par les chants rituels protestants blancs. A la fin du XVIIIème siècle, des instruments tels que l’orgue, l’harmonium, les instruments à corde, ou encore les claquements de mains et les mouvements du corps deviennent omniprésents, et dès le début du XXème siècle, l’effervescence artistiques liée au courant Gospel prend toute son ampleur.

Au fil du temps, on verra se distinguer deux formes de Gospel : Le « Sacred Gospel Music », qui se pratique exclusivement dans les Temples, et le « Secular Gospel Music », destiné au grand public et réservé aux lieux profanes (cabarets, clubs, salles de spectacle…). Ce dernier tend à se développer considérablement à la fin du XXème siècle grâce au succès des « Mass Choir » (Chœurs de masse), qui se produisent souvent dans un but exclusivement commercial, ce malgré le reflet de l’identité communautaire invoqué. En effet, le manque d’oralité religieuse et de sincérité tendent à travestir la ferveur de cette musique spirituelle.

Aujourd’hui, le Gospel est appelé à se distinguer comme un genre musical à part entière, au même titre que le R’N’B, la Nu Soul ou la New Jack. Mais ses origines sacrées sont toujours présentes au sein de formations qui préservent et témoignent de la ferveur et des racines negro-spiritual de ces chants traditionnels afro-américains.

Illustration Gospel

Illustration Gospel

Illustration Gospel

 
 

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